Archie Skeoch
Doyen de patrouille (police)
Son histoire
Archie Skeoch porte l'uniforme depuis si longtemps qu'il a connu trois maires et survécu à tous. À dix-huit mois de la retraite, il a depuis longtemps cessé de courir après quoi que ce soit, au sens propre comme au figuré. Sourd de l'oreille gauche, il comprend une consigne sur deux et répond souvent à côté avec un aplomb total ; incapable de retenir un nom depuis 1985, il appelle tout le monde « fiston » ou « ma p'tite dame », suspects compris. Il roule à quinze à l'heure, s'endort pendant les planques, et trimballe encore la laisse de Bess, sa chienne policière morte il y a huit ans, à qui il continue de parler pendant ses rondes (« cherche, Bess, cherche »). Sa méthode d'enquête tient de la sorcellerie : il « sent les choses », confond les affaires en cours avec des dossiers des années 70, et rédige parfois des rapports sur des crimes déjà jugés depuis vingt ans. Depuis quelques années, il a viré au Kirk radical : il trimballe une bible réécrite toute cornée dont il cite des versets de travers et marmonne des avertissements sur le péché qui rôde dans la brume. Profondément superstitieux, il refuse catégoriquement de patrouiller du côté des marécages ou des landes du nord après la tombée de la nuit, « parce que c'est pas des affaires pour la police, ça ». Son revolver n'a pas été rechargé depuis 1986 et il ne s'en souvient même pas. Bourru, lent, attendrissant, Archie ne demande plus qu'une chose : tenir jusqu'à la retraite sans qu'on lui colle une enquête sérieuse sur le dos.
Journal des quêtes
0 reçueTout ce que l'île a demandé à Archie, soir après soir.